FUNDACIÓN LOS ÁLAMOS
Una ilusión en marcha

Trabajando por una Educación y una Cultura sostenibles y de progreso

 

LE COURS DE JOSE LUCAS à l'Association "La Hoya de los Álamos"

Il est très difficile d'écrire cette "chronique" en forme de prologue de ce livre, à propos du cours de Pepe Lucas "Recherche et imagination dans l'oeuvre d'un peintre en plein essor" à l'Association La Hoya de los Álamos du 17 au 21 juillet 2006 car, comme l'a très bien dit Pepe Lucas lui-même, l'émotion ce celui qui peint et de celui qui regarde la peinture avec les yeux que soulignait Chillida1Los ojos para mirar,
Los ojos para ver.
Los ojos para llorar,
¿Valdrán también para ver?
, est telle que les mots s'entrechoquent, s'agglutinent et sortent dans un bouillonnement.

En voyant aujourd'hui au deuxième jour du cours les élèves éparpillés de par les terrasses de la Hoya de los Álamos, je me demande ce que pense le palmier centenaire vibrant au vent en voyant ces groupes de grands personnages qui ont le désir de suivre les quantités de choses que leur disait hier Pepe. Et plus encore, je me demande qu'aurait pensé ma Grand-mère Josefa, quand elle décida au milieu de la fin du dixneuvième siècle d'acheter ces terres et de construire la maison qui aujourd'hui nous abrite Mercédès et moi dans la splendeur chaleureuse de cet été de Cieza.

Est-il possible que nous ayions tant progressé ? Est-il réel le feu de ces personnes qui ont décidé de faire de l'art leur paradigme et qui jouissent de la vision de l'environnement avec un regard si profond ? L'Atalaye et le château président à tout : les cyprès qui entourent la maison, les néfliers, les pêchers, les rosiers, jusqu'à un arbousier certainement susceptible d'être peint par quelqu'un et le vieux quartier de Cieza comme toile de fond du paysage.

C'est tellement inhabituel de voir se remplir les terrasses d'artistes, qu'il vaut bien la peine dans les prochaines années de poursuivre cette expérience tellement riche en humanité, en art et en pleine osmose entre toutes ses composantes.

Je suis sûr que Pepe Lucas lui-même, qui a pourtant une telle capacité d'imagination, ne pouvait penser, quand il venait travailler comme apprenti avec ma mère, que quelques années plus tard, en somme très peu à l'aune d'une existence très longue, il allait déployer toute son immense culture, son art incommensurable et son "savoir-faire" dans le cours de ces jours inoubliables où le jardin potager se remplit d'artistes auxquels le ciel et les nuages semblent sourir avec une bienveillante gratitude.

C'est un spectacle indescriptible.

Partout, parmi les orangers et les mandariniers, on entrevoit les pupitres [normalement pour soutenir des livres ! mais pour soutenir des toiles, ce sont des "chevalets"] avec ses femmes et ses hommes peintres et quelques autres qui ont descendu le chemin et projettent leur imagination sur les murs en pierre de Los Álamos.

C'est un spectable difficile à décrire en peu de lignes, mais je voudrais surtout insister sur la merveilleuse convivialité qui existe aujourd'hui à La Hoya de los Álamos. L'amitié créée autour des pinceaux, des huiles, des aquarelles, est à mes yeux l'un des acquis de ce cours qui a le plus de valeur. Hier à peine, tôt le matin, alors que nous ne nous connaissions pas les uns les autres, je les avais tous "badgés" et, aujourd'hui, il nous semble nous connaître depuis des siècles.

Il ne nous manquait plus que de découvrir la maestria de Pepe au milieu d'une terrasse, esquissant l'Atalaya et nous demandant de l'eau et des chiffons pour sécher et créer ce qu'il appelle "des tâches". Et là nous fûmes tous plongés dans le silence d'un monastère trapiste alors qu'apparaissait un coucher de soleil inégalable, à l'heure précise où, comme le disait Titien, il convient de peindre.

La magie de cet instant est restée ancrée en nous tous et pour certains profondément. C'est que la vie est faite des ces instants magiques uniques et inattendus et ces cours de Pepe Lucas sont l'un d'entre eux.

Ce n'est pas en vain que son village et mon village, que nous portons en tous lieux où nous allons, nous ont conduit vers des cultures et des personnalités si diverses. Et c'est là le fond du problème. Allier la diversité et l'unicité, s'engager dans les chemins de la diversité qui nous portent toujours au même but final : la beauté et la grandeur des sentiments qui embellissent tout homme qui sait regarder, jouir et goûter aux arts. C'est le deuxième pilier, qui devrait être le premier, de notre www.fundacionlosalamos.net

Mais le cours a été aussi jalonné d'importantes conférences comme celle du grand compositeur et artiste, le pianiste Antonio Narejos, qui nous a fait vibrer d'émotion en l'écoutant parler du "la couleur de la musique et le son de la peinture". Magistrale dissertation accompagnée de splendides morceaux de musique à travers lesquels, il nous a décrit non seulement la monumentale œuvre de Pepe Lucas sur le Minotaure, mais nous a fait aussi beaucoup réfléchir notamment sur l'interdépendance magique mais réelle des arts.

Pour tout cela, dans le cadre de notre recherche à la "Fundación Los Álamos" d'une culture et d'une éducation soutenues et de progrès, le cours de Pepe Lucas a largement dépassé nos attentes. Pour s'en convaincre, il suffit d'interroger les participants au cours et de vérifier nos dires par l'information que nous donnons déjà dans notre web.

Je crois fermement que ces expériences non seulement nous remplissent d'une vitalité renouvelée, mais qu'elles sont consubstantielles de l'essence même de la "Fundación Los Álamos" qui fait ses premiers pas ; nous voulons maintenant les projeter d'abord dans la monumentale vallée de Ricote, puis dans la région de Murcia dont l'Université a suggéré l'idée de ces cours exemplaires avant d'aborder de long en large toute la géographie espagnole, dont nous avons plus d'une centaine de membres dans notre Fondation, ainsi que l'étranger dont nous détenons des membres en provenance des 5 continents.

Peut-être, pourrions nous dire pour conclure en paraphant Antonio Machado que «le randonneur fait son chemin en marchant» et nous sommes disposés, depuis cette ville de Cieza, depuis ce fleuve Segura et de cette "Hoya de los Álamos" à poursuivre ardemment, avec le sérieux et la convivialité d'un cours comme celui de Pepe Lucas, tous les projets qui nous viennent de partout ; avec espoir, opiniatreté et sérieux et en nous appuyant sur toute la créativité nécessaire, il ne fait aucun doute que nous préparons au combat notre arquebuse pour trouver les outils qui nous aideront à affronter les défis globaux qui se présentent à la porte de l'humanité en ce début du 21ème siècle.

Mais, il y a plus, dans ce type de cours survient l'imprévisible, l'inhabituel, l'inattendu. Et c'est ce qui arriva le deuxième jour. Au milieu des jardins potagers, on entendit un merveilleux air de guitare flamenco. A cet instant, quelques peintres crurent depuis leur terrasse que c'était moi qui avais mis de la musique et petit à petit nous nous rassemblâmes tous dans l'espace en face de mon studio. C'est une fois de plus la magie de l'art qui nous réunissait tous entre poème de Garcia Lorca déclamé par Pepe Lucas, les dessins des peintres, les "palmes", les arpèges des cordes de la guitare de Ramon, de Jerez de la Frontera et le compagnon d'une des élèves à qui Pepe fit un dessin magistral et c'est ainsi que nous décidâmes par acclamation de lui attribuer le nom artistique de "El Alamito de Jerez". Une fois de plus la musique et la peinture s'étaient interpénétrées dans une union parfaite et indivisible en confirmant la thèse de la conférence de Antonio Narejos.

A nouveau et pour terminer, la musique s'est associée à la peinture et à la poésie et, le plus important est qu'un climat a été créé entre nous tous pour nous confirmer que les arts sont interdépendants et complémentaires.

Et voila ... je termine là parce que, plus qu'un prologue, cette description du cours "Recherche et imagination dans l'oeuvre d'un peintre en plein essor" sera reprise dans les différents chapitres du livre qui apporteront sans doute aussi des imprévus et des surprises à venir dans ce magistral cours de Pepe Lucas.

José Luis Pardos PhD.
Embassadeur d'Espagne.

President d'Honneur de la "Fondation Los Álamos". Cieza, juillet 2006 .

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